La simplicité. Nous disons tous que nous y aspirons. Mais la respectons-nous ?
Nous avons beau affirmer que nous apprécions le prolétariat, que nous célébrons la simplicité et que nous rejetons l’élitisme culturel et intellectuel, je parierais que peu d’entre nous accordent leurs actes à leurs paroles. Combien de personnes connaissez-vous qui ont donné à leur enfant le nom du facteur du quartier, d’un livreur ou de la femme de ménage qui travaille de nuit ? Sans même parler de donner effectivement le nom de quelqu’un à son enfant lorsque cette personne a peu de revenus, de statut social, de finesse émotionnelle, de capacités intellectuelles ou de célébrité : combien d’entre nous accordent seulement un peu d’attention aux gens « simples » de notre entourage ? Un « bonjour » chaleureux. Un « comment allez-vous ? » sincère. Nous avons vraiment besoin d’un remède à notre « dépendance à la célébrité ».
Le Baal Chem Tov, fondateur du mouvement ‘hassidique, est connu pour l’estime et l’amour qu’il portait au Juif ordinaire. Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le précédent Rabbi de Loubavitch, écrit dans ses mémoires : « C’est cet amour de l’homme du peuple qui constituait, et demeura, le véritable fondement des enseignements du Baal Chem Tov. Il ne recherchait pas une grande érudition chez les Juifs. Il accordait plus de prix au cœur. Le Juif capable de lire ses prières en hébreu, même s’il n’en connaissait pas la traduction – le seul fait de prononcer sincèrement ces mots saints en hébreu était, déclarait le Baal Chem Tov, une source de satisfaction pour le Tout-Puissant dans les cieux. »1
Le septième jour de Soukkot nous donne largement matière à réfléchir à la valeur suprême de la « simplicité ». Il nous invite à considérer ce que valent les personnes naïves et sans malice parmi nous. Hochaana Rabba, tel est son nom, nous encourage à nous détacher de notre attrait pour tout ce qui est brillant et raffiné, à porter le regard au-delà des personnes « douées et exceptionnelles » et à prêter plutôt attention aux gens directs, peut-être naïfs, et oui, simples. Et il le fait par une pratique qui met en jeu des branches de saule.
À l’époque du Temple, on allait chercher des branches de saule à Motsa, un endroit situé en contrebas de Jérusalem. Tout au long de la fête de Soukkot, on les plaçait sur les côtés de l’autel, de telle sorte que leurs extrémités s’inclinaient au-dessus de lui. On sonnait alors du chofar. On le faisait une fois chaque jour de Soukkot et sept fois à Hochaana Rabba.
Aujourd’hui, en souvenir de cette mitsva, nous faisons le tour de la bima à la choul, comme on faisait autrefois le tour de l’autel au Temple. Et à Hochaana Rabba, nous prenons cinq branches de saule, les attachons ensemble, récitons une prière particulière et frappons le sol avec ce bouquet.
Pour ce dernier geste, pas de bénédiction ni d’apparat. À première vue, cet acte n’a pas assez de « valeur » pour que nous récitions une bénédiction. Nous prenons simplement l’humble saule, le frappons et le jetons sur l’arche sainte.
Le saule a décidément mauvaise réputation. Un midrash2 associe les Quatre Espèces de Soukkot à quatre catégories de Juifs. L’étrog, qui a du goût et du parfum, correspond à ceux qui possèdent à la fois la Torah et les bonnes actions. Le fruit du palmier (la datte) a du goût, mais pas de parfum, comme les Juifs qui possèdent la Torah mais pas les bonnes actions. Le myrte, à l’inverse, est parfumé mais n’a pas de goût. Il correspond aux Juifs qui accomplissent de bonnes actions mais ne possèdent pas la Torah. Et « ce saule n’a ni goût ni parfum… (comme ceux) qui ne possèdent ni la Torah ni les bonnes actions ».
Vous ne voulez vraiment pas être de ceux que représente le saule ! À moins que si ? Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn affirme que le saule « représente les gens simples, qui accomplissent les commandements avec une foi simple ».3
Cette remarque fait apparaître une profondeur remarquable du midrash et explique ce que représente le saule au fond. À première vue, le midrash semble dire que seul l’étrog réunit les avantages de la connaissance de la Torah et des bonnes actions. Les trois autres espèces semblent privées de l’un ou des deux. Le précédent Rabbi précise et nuance cette lecture. Selon lui, les quatre catégories de Juifs auxquelles font allusion les Quatre Espèces accomplissent toutes à la fois la Torah et les mitsvot.
Sa lecture du midrash est tout à fait sensée. Réfléchissons-y un instant. Le Juif représenté par le loulav est plongé dans l’étude. Mais, comme le disent nos Sages, la véritable étude mène à l’action. Si ce Juif étudie comme il se doit, il accomplit donc aussi concrètement les commandements. Il en va de même pour le Juif représenté par le myrte. Cette personne accomplit de bonnes actions. Cela suppose nécessairement des connaissances ! Pour répondre aux exigences de la Torah, il faut savoir ce qu’elle demande. De la même façon, le Juif représenté par le saule étudie bel et bien et agit bel et bien. Il appartient au même groupe de personnes que celles représentées par les cédrats, les palmes et les myrtes. Le saule figure parmi cet ensemble de personnes dont la vie est liée à la Torah et à ses commandements. Ce qui caractérise celle qu’il représente, dit le Rabbi précédent, c’est que tout ce qu’elle fait est imprégné d’une foi simple.
C’est une belle lecture de notre peuple et du midrash. Mais elle soulève une question : si tous possèdent les deux qualités, pourquoi établir des distinctions et suggérer ouvertement qu’il existe une gradation bien nette entre ceux qui « ont tout » et ceux qui « n’ont rien » ?
Le sens profond du midrash est cependant le suivant : si nous sommes tous égaux quant à notre lien avec la Torah et à l’abondance de nos bonnes actions, nous différons dans la manière et la qualité de notre étude de la Torah comme de l’accomplissement des commandements.
Nous accédons à la Torah par l’effort intellectuel.4 Ainsi, selon l’interprétation de Rabbi Yossef Its’hak, lorsque le midrash parle de quelqu’un qui « possède la Torah », il désigne une personne particulièrement douée sur le plan intellectuel. Les bonnes actions, en revanche, mettent en avant la qualité des dispositions affectives qui guident nos actes. « Posséder des mitsvot », dans le langage du midrash, désigne donc une personne dotée d’intelligence émotionnelle.
Cela éclaire d’un jour nouveau la différence entre les Quatre Espèces. Toutes sont liées à la Torah comme aux bonnes actions. C’est simplement leur manière de l’être qui diffère ! Les personnes représentées par l’étrog possèdent un quotient intellectuel élevé et une intelligence émotionnelle profonde. Notre culture les qualifierait peut-être d’« esprits de la Renaissance ». Dans la terminologie de la Torah, on les appellerait « Adam », un terme réservé à ceux qui maîtrisent à la fois l’esprit et le cœur. Les personnes représentées par le loulav sont les diplômés de Harvard. Ce sont les érudits de la Torah qui s’élèvent sur les ailes de la raison et de la recherche intellectuelle. Celles que représente le myrte savent particulièrement bien reconnaître et gérer leurs émotions et celles des autres. On les trouve volontiers dans les professions d’aide, où elles font preuve d’empathie et savent mettre autrui à l’aise. Elles savent appliquer la Torah à la vie quotidienne. Enfin, et elles ne sont pas les moins importantes, viennent les personnes représentées par le saule. Ce sont les gens « simples »5 qui forment le socle de la société : des gens bons, honnêtes et sincères, que nous pourrions être tentés de regarder de haut, mais auprès desquels nous nous sentons si bien ! Ce sont des Juifs qui accomplissent la Torah et les mitsvot sans l’apport de l’intelligence ni de la sensibilité émotionnelle. Leur étude et leur pratique des mitsvot sont imprégnées d’une foi simple et pure.
En considérant les Quatre Espèces sous cet angle, on comprend que le saule possède une qualité particulière qui surpasse celles des autres espèces. Le saule ne donne aucun fruit et ses feuilles ne dégagent aucun parfum. Pourtant, c’est précisément dans cette « absence d’éclat » que nous reconnaissons la présence de quelque chose qui la dépasse. Le dépouillement du saule révèle le point intérieur de l’âme juive, indivisible et donc dépourvu de qualités distinctives discernables. Nous portons tous ce point en nous, mais il se manifeste surtout chez les personnes « simples », sans érudition ni richesse affective apparente. Le Baal Chem Tov affirme que la « simplicité » des gens ordinaires est de même nature que la simplicité et l’unité essentielles de D.ieu Lui-même. C’est précisément chez les personnes sans affectation, peut-être naïves, que la présence de D.ieu se fait le plus sentir.6
Cette qualité particulière des personnes représentées par le « saule » se reflète dans les caractéristiques physiques du saule lui-même. Si la mitsva nous demande de « prendre pour [nous-mêmes] » précisément ces Quatre Espèces, c’est parce que chacune d’elles exprime l’unité.
L’étrog vient d’un arbre à feuillage persistant et son fruit « reste sur l’arbre d’une année à l’autre ». Non seulement il ne se ratatine pas, ne se flétrit pas et ne meurt pas au changement des saisons, mais il continue même à grandir. Ainsi, les quatre saisons de l’année sont réunies dans un même fruit qui demeure sur l’arbre toute l’année. La palme du loulav possède de nombreuses folioles qui convergent vers une seule pointe. Les feuilles du myrte entourent la tige par groupes de trois et se rejoignent en un même point. Quant aux saules, on les appelle en araméen a’hvana, une « fraternité », parce qu’ils poussent ensemble en groupes, béa’hava.
Le monde dans lequel nous vivons se caractérise par le contraire même de l’unité. De fait, le mot hébreu pour « monde », olam, est apparenté étymologiquement à héèlèm, qui signifie « dissimulation ». Le monde présente donc division et multiplicité. Si une chose matérielle exprime malgré tout une certaine unité, c’est le signe qu’un peu de l’Unité originelle et céleste, source de toute chose, rayonne à travers elle. Autrement dit, son « ego » se manifeste moins et sa source se dévoile davantage.
Cette idée se reconnaît dans les Quatre Espèces. Chacune manifeste l’unité, à sa manière. Ainsi, on ne perçoit pas leur « identité propre » naturelle, qu’elles possèdent du seul fait qu’elles appartiennent à ce monde. On est plutôt sensible à leur effacement devant leur source. Cette soumission de leur existence fait apparaître l’unité jusque sur le plan matériel.
Mais au sein même des Quatre Espèces, il existe une différence dans la nature de cette unité. Dans le cas de l’étrog, du loulav et du myrte, on remarque que l’unité en question se manifeste dans chaque plante prise individuellement. Les feuilles de ce palmier ou de ce myrte, et cet étrog précis, expriment une forme d’unité. Mais cette unité ne les relie pas aux autres plantes de la même espèce.
Les saules, à l’inverse, poussent en groupes, dans une sorte de « fraternité ». Si, dans ce monde matériel, ils poussent ensemble et expriment ainsi l’unité, c’est parce qu’ils s’effacent devant leur source davantage que les trois autres espèces. C’est précisément le saule, qui renonce à son « ego » – au sentiment d’exister indépendamment de D.ieu –, qui révèle, au sein de la dissimulation propre à la création, la racine céleste, unique et simple, de toute réalité. Voilà pourquoi il se distingue aussi par un nom qui évoque lui-même l’unité.
Cette manière singulière dont le saule manifeste l’unité nous en apprend également beaucoup sur les qualités propres à la foi simple.
Sur le seul plan matériel, bien que l’étrog, le palmier et le myrte aient en réalité été choisis parce qu’ils manifestent l’unité, on pourrait se méprendre. Leurs goûts et leurs parfums respectifs attirent l’attention sur eux. Ils masquent ainsi la simplicité et l’unité qui les sous-tendent, alors même que cette simplicité a, dans sa source, une origine encore plus élevée que la qualité qui retient notre regard. On pourrait croire à tort qu’ils ont été choisis pour la mitsva non en raison de leur unité, mais à cause de leurs autres qualités.
Le saule, au contraire, n’a rien de particulier. Et puisqu’il n’a rien qui attire l’attention ni qui masque ce qui le définit si clairement, son unité rayonne au-dehors. Impossible de se méprendre sur la raison de sa présence parmi les Quatre Espèces : la seule raison possible, c’est cette unité.
Il en va de même pour chacun de nous. Ceux qui sont « riches » sur les plans intellectuel et émotionnel affrontent une difficulté : nos qualités finissent toujours par dissimuler notre foi simple. Nous perdons l’accès à la simplicité et à l’innocence qui sont en nous, emportés, séduits par nos capacités. Nous perdons l’accès à ce qui fait l’essence même de notre être.
C’est précisément chez les « gens simples », dépourvus d’intelligence et de « qualités exceptionnelles », que rayonnent « l’unité et la simplicité célestes essentielles ».
À la lumière de tout cela, nous pouvons maintenant comprendre la grandeur de Hochaana Rabba, en particulier telle qu’elle s’exprimait dans la pratique du Temple et telle qu’elle s’exprime aujourd’hui.
Les saules de Hochaana Rabba se situent à un niveau encore plus élevé que ceux des Quatre Espèces. Ces derniers sont liés à trois autres végétaux, dont chacun révèle quelque chose de l’Unité et de la simplicité singulières de D.ieu, mais se distingue en même temps par une qualité particulière. De ce fait, le saule associé à ce groupe perd quelque chose de ce qui le caractérise. Sa simplicité n’est pas entièrement pure, puisqu’il est lié à d’autres qualités distinctives.
Les saules que les Juifs plaçaient autour de l’autel au Temple étaient, eux, parfaitement dépouillés. Ils n’étaient liés à rien d’autre. Aucune autre espèce ne leur donnait de l’« importance », et ils ne possédaient aucune qualité remarquable en eux-mêmes. Ils offraient ainsi une image visible et concrète de la simplicité pure, sans mélange.7
La pratique qui consiste à disposer de longues branches de saule autour de l’autel n’est pas explicitement énoncée dans la Bible. C’est une loi qui nous a été transmise depuis que Moïse l’a reçue de D.ieu au mont Sinaï.8 Les commandements de cette nature touchent à des niveaux profonds de l’âme. Certaines dimensions de notre être sont liées à D.ieu par des instructions explicites. Elles se nourrissent de tous les actes prescrits dans la Bible et de leurs commentaires. Au-delà se trouve en nous un point où notre essence touche à celle de D.ieu. Là, notre lien est si étroit que nous n’avons pas besoin d’un commandement explicite dans la Loi écrite pour agir. Ce point manifeste son lien avec D.ieu à travers les commandements reçus par Moïse au mont Sinaï et transmis de génération en génération. C’est un point de simplicité au sein même de l’âme.
La coutume actuelle des branches de saule touche un niveau encore plus profond. Nous prenons cinq branches de saule, correspondant aux cinq dimensions de la rigueur. Nous les tenons en main, récitons une prière, les frappons sur le sol, puis les jetons au-dessus de l’arche sainte de la synagogue, ou au-dessus du linteau si nous sommes chez nous.9 C’est une coutume instituée par les prophètes. Il ne s’agit donc ni d’une loi explicitement énoncée dans la Bible ni d’une loi reçue par Moïse. À première vue, ce n’est « qu’une coutume », de peu d’importance. En réalité, pourtant, la coutume juive s’enracine dans l’essence même de nos âmes et de notre conscience collective.
Certaines pratiques nous ont été révélées par les prophètes. Mais ceux-ci ne les ont pas présentées au peuple de manière autoritaire. Ils se sont simplement mis à agir d’une certaine manière, et le peuple les a suivis de son plein gré. En ce sens, la coutume juive reflète la capacité du Juif à percevoir intuitivement les voies qui, dans l’ordre de l’univers, permettent de se lier à D.ieu. C’est pourquoi nos Sages nous disent que « la coutume juive est Torah ». Le sens premier est qu’on ne saurait écarter ces pratiques, car elles acquièrent le statut de véritables lois. Plus profondément, cela signifie qu’en tant que peuple, nous avons le pouvoir de « créer » de la Torah en discernant collectivement, par intuition, les conduites qui nous lient à D.ieu.
Ainsi, la coutume des saules de Hochaana Rabba, telle que nous la pratiquons aujourd’hui, révèle la racine et l’essence mêmes de notre âme. Le saule, sans saveur ni parfum, reflète ce point d’unité et de simplicité indifférenciées qui se trouve en chacun de nous. Lorsque nous accédons à ce lieu intérieur, l’humble saule devient soudain le plus rayonnant de tous les végétaux de Soukkot. À cet instant, nous pouvons nous pardonner tout ce que nous ne sommes pas et célébrer ce que nous sommes dans notre essence insaisissable et indicible. Alors, nous devenons aussi capables de regarder les autres autrement.
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Espèce ou profil |
Qualités selon le sens apparent du midrash |
Lecture plus profonde du midrash |
Points forts de ces personnes |
Caractéristiques des Quatre Espèces qui expriment l’unité |
Correspondance chez les personnes |
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Étrog |
Étudie la Torah et accomplit de bonnes actions |
Réunit les qualités de l’étude de la Torah et des bonnes actions |
Très doué intellectuellement et affectivement
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Reste sur l’arbre d’une année à l’autre. Les quatre saisons se trouvent ainsi réunies. |
Le point essentiel de l’âme est masqué par un esprit et une personnalité brillants |
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Loulav |
Étudie la Torah |
« L’étude mène à l’action » : même si ce Juif se consacre à l’étude, celle-ci implique aussi la pratique |
Excelle dans les domaines intellectuels
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Toutes les feuilles convergent vers une seule pointe. |
Le point essentiel de l’âme est masqué par le don de l’intelligence |
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Myrte |
Accomplit de bonnes actions |
Pour accomplir les mitsvot, il faut connaître ce que demande la Torah et comment l’accomplir |
Grande intelligence émotionnelle |
Chaque groupe de trois feuilles se rejoint en un même point sur la tige
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Le point essentiel de l’âme est masqué par le don de l’intelligence émotionnelle |
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Saule |
Ne possède ni la Torah ni les bonnes actions |
Appartient au même groupe de personnes imprégnées à la fois de Torah et de bonnes actions et, par extension, possède lui aussi les deux. |
Imprégné d’une foi candide, pure et simple |
Sont appelés a’hvana, « fraternels », parce qu’ils poussent béa’hava, « ensemble » |
Aucun don apparent : le point essentiel, unifié et « simple » de l’âme se manifeste donc |

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